Serge Baguidy-Gilbert : Préface du recueil de poésie “Le mal dans sa Divinité”

10 09 2009

photoJe vous présente la préface de mon recueil de poésie “Le mal dans sa Divinité”.  Je suis très honorée que cette préface est été réalisée par Serge Baguidy-Gilbert, auteur du recueil de poésie “Elliptiques” publié aux éditions Dédicaces:

Que volà un titre d’oeuvre poétique pour le moins audacieux! Cela prend un certain courage pour associer ces deux termes (mal et divinité), quasi antinomiques dans notre société judéo-chrétienne. Une telle association pourrait facilement relever du scandale dans l’esprit de plusieurs. Et pourtant, c’est le titre qu’a choisi Francine Minville, poétesse de la lignée des Lautréamont et William Blake par les thèmes qu’elle traite, pour son deuxième opus poétique.

Déjà, dans le champ littéraire québécois, l’œuvre de Francine Minville trace et creuse un sillon particulier. Il s’agit d’une œuvre que j’oserais qualifier d’initiatique en ce sens qu’elle nous introduit, poème après poème, à un autre monde, à une dimension intérieure plus sombre, presque interdite, qu’elle nous ouvre une porte sur un espace vertigineux habité par une certaine démence:

Il en tient à ceux qui voient au-delà de la vérité
Dans la profondeur de l’encre sur des écrits fondés
Qui attendent le mot d’ordre pour se déployer

Comme dans son précédent recueil, Francine Minville prend fait et cause contre les souffrances humaines et appelle à « rendre justice selon nos lois / Envers et contre tous ». Mais la poétesse se bute à une certaine fatalité. C’est ce qui lui fait lancer ce cri : «Laissez-moi mourir».

Penser, sans pouvoir exprimer ce qui explose dans ma tête
Car mes lèvres resteront closes à tout jamais

La poésie de Francine Minville est obscure, sombre mais attentive aussi à la vie puisque comme le dit si bien Hélène Ouvrard, « au fond, tout le mystère de la poésie est d’être attentif au monde ». Dans l’œuvre de Francine Minville, on sent passer le souffle puissant des détresses qui s’acharnent sur les êtres humains, des mensonges qu’on leur fait gober en retour d’une piteuse espérance. Alors on y entend gronder, de temps à autre, une immense révolte qui la fait invoquer celui qu’elle nomme « Lucem Ferre ».

Ravalez vos paroles et jetez-les aux ruines
Avec les rats et la vermine

L’auteure nous fait descendre avec elle dans ce qu’elle appelle ses «lieux amers» pour nous ramener quelques vers plus tard « de la terre des hommes à celle des clones ». La poésie de Francine Minville est une poésie de douleur qui, comme le dit si bien Christian Bobin, fait éclater le cœur « en silence et puis plus rien, presque rien : des lettres qui font des mots qui s’avancent, des phrases qui s’enfoncent et se perdent dans le matin d’hiver ».

Je vous invite à la rencontre d’une auteure malgré tout lumineuse, de cette lumière qui finit par jaillir du plus profond de la souffrance et des ténèbres.

Serge Baguidy-Gilbert, m.a.Th





Francine Minville : Le mal dans sa Divinité illustré par William Blake

3 09 2009

La sortie de mon prochain recueil de poésie approche à grand pas. Le lancement aura lieu le 10 octobre prochain au Chat des Artistes à Montréal en même temps que les auteurs Brigitte Willigens (France), Jean-Pierre Hermans (France) et Jean-François Capelle (Québec) qui présenteront chacun leurs ouvrages.

Je suis heureuse de vous annoncer que mon prochain livre sera illustré par le grand peintre et poète visionnaire William Blake. En voici d’ailleurs un aperçu…

QUI ÉTAIT WILLIAM BLAKE ?

Il était fils d’un bonnetier et, dès l’enfance, montra d’étonnantes dispositions pour le dessin et la poésie. Il est envoyé à dix ans dans une école de dessin, où il composera ses premiers poèmes. Devenu élève du graveur James Basire à quatorze ans, il fut chargé de dessiner les antiquités de l’abbaye de Westminster et des autres vieux édifices, milieux qui ne manquèrent pas d’exercer une vive influence sur son imagination mélancolique.Trop pauvre pour faire face aux frais d’impression de ses œuvres, il se fit son propre éditeur et imagina d’y appliquer son écriture mise en relief par la morsure sur des plaques de cuivre. Il publia ainsi ses Songs of Innocence, ornées de ses dessins (1789, pet. in-8), œuvre singulière, qui eut du succès, ce qui l’encouragea à donner successivement, sous la même forme: Books of prophecy (1791) ; Gates of paradise (1793) ; America, a prophecy (1793, in-fol.) ; Europe, a prophecy (1794, in-fol.) ; Songs of Experience (1794).

En même temps, il faisait figurer, à plusieurs expositions de l’Académie royale, des peintures allégoriques, historiques et religieuses. Il publia The Marriage of Heaven and Hell (in-quarto), satire du Heaven and Hell de Swedenborg, en 1790. En 1797, il entreprit une édition illustrée par lui des Nuits de Young, qu’il laissa inachevée, puis il alla vivre à Felpham, auprès du poète William Hayley, faisant des dessins pour celui-ci, et peignant quelques portraits, et ne revint à Londres qu’au bout de trois ans. Ses quarante dessins gravés par Schiavonetti pour une édition du poème The Grave (1808, gr. in-quarto) de Blair furent très admirés, de même que sa grande estampe le Pèlerinage de Canterbury (1809).

Entre-temps, il continuait de composer, d’illustrer et d’imprimer des poèmes étranges, empreints d’un mysticisme obscur : Jerusalem: the emanation of the Giant Albion (And did those feet in ancient time) ; Milton, a poem (1804) ; Job (1826) ; etc. Le plus original est le dernier : c’est aussi celui dont les gravures sont les plus finies. Tous ces volumes sont aujourd’hui fort recherchés, surtout les exemplaires coloriés par l’artiste lui-même. Blake est devenu membre de la Royal Society le 14 mai 1807. Sa mort interrompt l’illustration de The divine comedy (1825-1827) de Dante.

Pour obtenir plus d’information, je vous invite à consulter le calendrier sur le site des éditions Dédicaces en cliquant ici.





Francine Minville – Préfacière

9 07 2009

J’ai l’honneur d’être la préfacière du jeune poète Roland Dubé pour son recueil de poésie Réflexion et le coeur publié aux éditions Dédicaces.

Malgré son jeune âge, ce poète a la pensée profonde et sage comme celle d’une personne qui a un long parcours de vie.  De plus, nous retrouvons dans plusieurs de ses poèmes ce qu’est l’amour universel.

Voici la préface dont j’ai eu le bonheur d’écrire :

Roland Dubé, jeune poète de la région de la Pocatière dans la province de Québec a découvert depuis peu la joie que lui procurait l’écriture.  Laissant l’inspiration envahir son esprit, celui-ci prend la plume pour que les mots fleurissent spontanément avec un lyrisme réel et surtout authentique parce que venant droit du coeur.

Il nous propose un recueil qui s’adresse à chacun de nous afin d’accéder à la profondeur de notre esprit et de notre âme.  Une vue de l’esprit, une recherche de soi et des principes universels,

Extrait:

Voyez le bien des autres en profondeur
Pas seulement en surface d’une couleur
Montrant les faiblesses humaines
Qui tentent nos obscures pensées

Trouvez la raison de vos chagrins
Qui assassinent le quotidien
Ignorant la vie qui se déroule
Ne voyant pas qu’elle s’écoule

Je me suis laissée emporter par ses écrits débordants de compassion,

Extrait:

À tous les enfants de ce monde
Qui aiment malgré vos malheurs
Gardez les yeux ouverts, car il y aura un jour
Un moment de bonheur

Gardez espoir, Car votre âme vit en vous
Le bonheur que vous apportez
Se libère et se partage pour retrouver l’essentiel du mot lumière

Il faut vraiment avoir beaucoup de sensibilité et de finesse pour offrir cette profondeur que nous retrouvons dans chacun de ses poèmes.

Ancrée dans les préoccupations du monde qui l’entoure, la poésie de Roland contient l’essentiel…

L’amour et la paix.





Lancement du livre de Francine Minville “Ç’est ça la vie!”

23 06 2009

10805_1404090422_75Notre premier lancement de livres qui a eu lieu le 20 juin dernier aux éditions Dédicaces dans l’édifice Le Chat des Artistes s’est avéré être un succès.  Nous y présentions les ouvrages suivants : “C’est ça la vie !” de moi-même (poésie), “Inspiration de mes contradictions”, de Véronique Sélesse (poésie), “Le boomerang du temps”, de Michel Labbé (science-fiction) et “Rêve mortel”, de Pierre Charette (science-fiction).

J’ai beaucoup aimé l’expérience qui fut à la fois l’aboutissement d’un travail accompli et le rêve de tous les auteurs qui souhaitent faire paraître leurs écrits au grand jour.  Je fus particulièrement touchée au moment des signatures de constater que tous ces gens se sont déplacés afin de nous encourager lors de cet évènement.

Lancement du 20 juin 2009

Je remercie monsieur Guy Boulianne, président des éditions Dédicaces de nous avoir donné l’opportunité de vivre ce moment magique.

Le prochain lancement de livres aura lieu le 11 juillet prochain.  Pour toute information, consulter le site du Mur Mitoyen.








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