Eric Roger et Francine Minville sur la scène du O Patros VYS

14 12 2009

Ce soir-même, j’ai eu le plaisir de monter sur la scène du O Patros VYS (rue Mont-Royal, à Montréal) en même temps que le poète Éric Roger, auteur du recueil “Narcissique dans le bec de l’autruche”.  J’y ai lu mon poème intitulé “La faim du monde”, tiré de mon recueil de poésie “C’est ça la vie!” (Éditions Dédicaces).  L’ambiance lors de cette soirée fut des plus chaleureuse et dynamique.  Voici une petite vidéo qui a été tournée à cette occasion.

LA FAIM DU MONDE

Famine, famine quand tu te répands
À envahir les innocents
Tu cries trop fort dans le silence
De ceux qui n’ont pas de semence

Depuis des siècles que tu nous guettes
Du temps où l’homme à l’arbalète
Tuait les siens pour vaincre la faim
Jusqu’à ce jour et encore demain

Famine, famine quand tu t’emballes
À bouleverser jusqu’au scandale
Les peuples d’hier à aujourd’hui
De villages en pays

Il y a longtemps que tu t’exposes
Jusqu’à ce que tout explose
De la première guerre meurtrière
Jusqu’à ce que tout devient austère

Famine, famine quand tu t’efforces
À faire mourir à bout de force
Ceux qui ont subi le malheur
De voir défiler toute l’horreur

De possession en destruction
Pour toute cette désolation
Il y aura-t-il un jour la fin
Pour éviter qu’ils meurent de faim





Un monde de fous, vu par Francine Minville

29 10 2009

UN MONDE DE FOUS

Il y avait Jack l’Éventreur
Et l’Étrangleur de Boston
Le massacre à la tronçonneuse
Et Hannibal, le cannibale

Ceux qui découpent leurs victimes
Comme on découpe une pièce de viande
Les autres qui les enterrent vivantes
Sans oublier les pyromanes

Massacres par-ci, massacres par-là

Il y a ceux qui se préparent
Un plan des plus diabolique
Pour s’amuser comme des débiles
Avec ceux qui sont tombés dans le piège

Des maniaques à la hache
Et ceux qui préfèrent au couteau
Sans oublier les démoniaques
Qui empoisonnent à l’arsenic

Massacres par-ci, massacres par-là

Je suis une proie parmi tant d’autres
Je prends des chemins éclairés
Pour ne pas me faire attraper
Par un sadique en liberté

Je redoute tous ceux que je vois
Même à l’allure inoffensive
J’en suis devenue paranoïaque
Au moindre regard qui se pointe sur moi

Massacres par-ci, massacres par-là

Dans ma maison à la campagne
Je me suis bien barricadée
Il me manque juste un char d’assaut
Pour que ça ait l’air d’une zone de guerre

Je sursaute en voyant mon ombre
Même quand je vois celle de mon chat
Ce monde de fous en liberté
M’a rendu complètement marteau

Faites attention, ils sont partout
Massacres par-ci, massacres par-là








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